Le josébovisme, stade ultime du sarkozysme?
On dirait bien :
« Face à la mondialisation et aux forces immenses qu’elle met en oeuvre, la France a besoin de l’Europe », elle est « la seule capable de s’opposer à la toute-puissance du marché » (…). Si je suis élu, je proposerai à nos partenaires d’assigner comme missions à la zone euro la moralisation du capitalisme financier et la promotion d’une économie de production contre une économie de spéculation et de rente (…).
Nicolas Sarkozy s’est également prononcé contre le « dumping fiscal » pratiqué par certains Etats européens et pour une « harmonisation fiscale » qui irait de pair avec « une forme de préférence communautaire ».
Il a réitéré, à l’instar de Ségolène Royal, sa volonté de voir la Banque centrale européenne – qu’il n’a pas nommée – se préoccuper de croissance et pas seulement d’inflation et d’orthodoxie budgétaire.
« Nous devons être capables de proposer aux peuples européens une Europe où la politique monétaire ait pour objectifs la croissance et l’emploi et pas seulement l’inflation », a-t-il affirmé.
« Pourquoi les Américains ont-ils le droit de se servir du dollar comme d’une arme au service de leur puissance et pourquoi l’Europe n’aurait-elle pas le droit de se servir de l’euro », a-t-il lancé sous les applaudissements.
Entre le testament politique de Jacques Chirac et les péroraisons de son digne successeur, il n’y a décidément pas grand-chose à tirer des cocogaullistes.
