Nicolas Hulot ou l’imposture écologique
Candidat ou non à l’élection présidentielle, Nicolas Hulot a d’ores et déjà réussi à créer un débat sur l’écologie et à mobiliser de nombreux citoyens et hommes politiques autour de son pacte écologique. Homme de télévision et entouré d’habiles experts en communication, l’animateur d’Ushaïa bénéficie d’une aura médiatique qui lui permet de faire passer les idées les plus ringardes pour des vérités nouvelles et les opportunistes de tout bord politique s’empressent de se placer dans son sillage en adoptant les 5 propositions de son programme. Peu nombreux sont ceux qui ont dénoncé cette imposture. Et plus inquiétant, le message politique de Nicolas Hulot suscite l’adhésion immédiate des foules alors qu’il contient des idées extrêmes allant à l’encontre de la démocratie et du progrès humain. La « société de la modération » que propose Nicolas Hulot est l’essence même de l’imposture écologique. Derrière la protection de l’environnement se cache une remise en cause du fonctionnement de nos sociétés qui va au-delà des soucis écologiques et est une véritable idéologie anti-modernité.
A lire les propositions de Nicolas Hulot pour changer notre société, on est dans un premier temps surpris de trouver un ramassis d’idées toutes faites, empruntées principalement à l’anti-libéralisme de l’extrême-gauche. Dans ce registre, on trouve la dénonciation de l’économie qui ne viserait qu’à « produire pour produire », la nécessité d’une protection douanière sur nos produits agricoles pour aider les paysans du Tiers-monde (sic), la critique de l’agriculture intensive à laquelle on oppose les petits producteurs, la primauté de l’Etat qui doit agir pour le bien commun à travers des subventions aux « bons » producteurs, la mise en place de comités populaires pour contrôler le gouvernement, une politique d’éducation et une « sensibilisation » des médias pour s’assurer que la nouvelle idéologie soit inculquée aux masses. Au passage, il est indiqué que l’écologie crée des emplois et réduit les inégalités.
Mais le courant écologiste animé par Nicolas Hulot, s’il emprunte à l’extrême-gauche, s’en distingue par le cœur de sa pensée qui est que l’homme est dangereux pour la planète et qu’il est urgent de mettre un frein aux activités humaines. La logique malthusienne des idées de Nicolas Hulot est frappante. Il y aurait une limite au développement, une limite au nombre de personnes que la planète terre pourrait nourrir et au nom de cette limite il s’agit de transformer totalement nos modes de vie. Malgré de nombreux efforts pour policer le message, la profession de foi de Nicolas Hulot laisse apparaître son animosité contre la machine, la ville et les infrastructures urbaines, le progrès scientifique. Les solutions qu’il propose sont très semblables à celles du pape pour lutter contre le Sida : l’abstinence. Il faut réduire notre consommation énergétique, moins produire, moins manger, moins étaler l’habitat urbain sur le territoire, moins se déplacer.
En matière d’énergie par exemple, on ne trouve rien sur le nucléaire alors qu’il s’agit de l’énergie ne contribuant pas à l’effet de serre et qui contrairement aux énergies « renouvelables » est déjà technologiquement disponible à grande échelle. Mais non, le nucléaire est proscrit, pas tant parce qu’il génère des déchets dangereux que parce qu’il va à l’encontre de l’idéologie de la baisse de la consommation. Avec le nucléaire, on peut imaginer que nos sociétés diminuent leur production de gaz à effet de serre tout en maintenant leur consommation énergétique actuelle. Un non-sens pour la pensée écologiste qui veut nous faire revenir à l’état de nature plutôt que de trouver des solutions concrètes aux problèmes de la planète. Quelque part, l’objectif (la réduction des gaz à effet de serre) est moins important pour Nicolas Hulot que les moyens pour y parvenir (la société de modération). On pourra aussi se référer à l’ouvrage d’un bon ami de Nicolas Hulot, Yves Paccalet, qui propose de se débarrasser de l’humanité et de façon plus claire nous indique que le problème sur la planète terre, c’est l’homme (qui de toute façon s’auto-détruira, « bon débarras »).
Afin de vendre aux foules son idéal de la non-consommation et de l’abstinence, la pensée écologiste utilise une forme de terrorisme intellectuel qui consiste à dépeindre un avenir apocalyptique si l’on continue à vivre comme on le fait actuellement, tout en faisant appel à une « expertise scientifique » qui validerait le discours. Le message de Nicolas Hulot qui nous accueille sur son site Internet est une belle illustration de ce double procédé mariant terreur et expertise. Filmé devant une forêt, Hulot nous met en garde : « partout la planète se détériore, au point ni plus ni moins de compromettre l’avenir de l’humanité ». Les « nombreux rapports et expertises scientifiques l’ont validé et affirmé à plusieurs reprises », « la crise écologique est là, la menace climatique est là », « nous n’avons pas d’autre choix que d’opérer urgemment la mutation écologique ». Il y a là l’essence d’un discours qu’il est difficile de qualifier d’autre chose que de propagande. On rappellera aussi que Nicolas Hulot a été conseiller de Jacques Chirac à l’Elysée et est l’auteur du fameux discours du Président au sommet du développement durable de Johannesburg nous annonçant que « la maison brûle et nous regardons ailleurs » ou encore que « la nature, mutilée, surexploitée, ne parvient plus à se reconstituer et nous refusons de l’admettre ».
L’action politique de Nicolas Hulot est des plus archaïques. Entouré d’un groupe d’experts autoproclamés, il cherche à imposer ses idées à travers un chantage électoral (vous prenez mon programme ou je me présente et je vous fais perdre des voix). Son modèle politique est celui de l’expert qui a le savoir et auquel les populations hébétées devraient remettre leur avenir, en se soumettant à sa « sagesse ». On sait dans l’histoire où conduisent de telles impostures politiques. Les intellectuels ou experts qui prennent le pouvoir le détournent toujours à leurs fins et imposent leur propre folie dans des régimes qui deviennent totalitaires. Et les pires aventures politiques sont à prévoir quand quelqu’un croit détenir la vérité et l’impose au reste du monde. Heureusement que la campagne présidentielle a permis à Ségolène Royal d’insister sur la démocratie participative et sur le fait que le dirigeant n’a pas la réponse à tout. Au moins, l’humilité démocratique peut s’offrir comme alternative aux soviets écologiques que nous promettent les amis de Nicolas Hulot (pour notre bien et pour sauver la terre).
Tant que l’écologie proposera des solutions non réalistes en même temps qu’un diagnostic catastrophiste exagéré des problèmes de la planète terre, elle devra se contenter d’être une idéologie inutile animant des micro-courants de pensée et ne pouvant se faire entendre qu’à travers les artifices médiatiques d’un Nicolas Hulot. Mis à part la proposition d’une taxe sur le carbone (on pourrait débattre du sujet mais il s’agit d’une proposition concrète avec un possible fondement économique), le pacte écologique de Nicolas Hulot est tout de même risible en matière de propositions. Il s’agit soit de mesures de pure forme visant à créer des comités de citoyens, un vice-premier ministre chargé du développement durable ou encore une nouvelle organisation des Nations-Unies pour l’environnement (sic), soit de propositions très vagues et générales s’appuyant sur la toute-puissance de l’Etat qui en réorientant les ressources (via des subventions) ou en éduquant les masses sera capable de mettre en place le « changement écologique ». C’est un peu court et cela confirme l’idée que l’écologie s’avance masquée et que concrètement son seul modèle est la prise de pouvoir suivi d’une sorte de dictature qui mettra en place les vraies mesures découlant des objectifs annoncés. S’il s’agit de nous faire moins produire, moins consommer, moins nous déplacer et maigrir, il faut à un moment ou à un autre introduire une forme de coercition qui n’est pas mentionnée dans le programme au-delà de l’indication de vagues incitations fiscales.
L’opposition constante entre écologie et économie est au fondement de l’imposture écologique. Or, c’est au contraire en encourageant les mécanismes économiques dans nos sociétés que l’on pourra répondre de façon adéquate aux défis écologiques. Là où les écologistes de salon nous promettent la disparition des ressources de la planète, le bon sens économique le plus simple peut permettre de comprendre que le prix de ces ressources augmentera et qu’elles ne disparaîtront pas. La meilleure façon de sauver notre planète est de promouvoir la démocratie et le capitalisme, des mécanismes adaptés pour résoudre les défis auxquels sont confrontées nos sociétés et qui ont vraiment marché dans le passé.
On peut aussi réfléchir davantage sur la « menace » qui semble être du domaine de l’évident mais ne l’est pas tant que cela. Le changement climatique peut en effet poser des défis majeurs aux sociétés humaines (et on ne rentrera pas dans le débat concernant la réalité de ce changement, mais il faut savoir que ce débat existe). Qu’en est-il en revanche de la diminution de la biodiversité ? A l’époque où la planète terre était constituée d’un seul continent, la Pangée, le nombre d’espèces animales et végétales était beaucoup plus faible qu’aujourd’hui. Il est évident que la mondialisation, dans la mesure où elle se traduit par une diminution des distances physiques grâce aux progrès des moyens de transport doit aboutir à une diminution de la biodiversité. Mais est-ce pour autant un drame pour l’humanité ? Les idées écologistes amalgament des problèmes de nature différente pour effrayer les populations et mieux pouvoir leur dicter des changements autoritaires allant à l’encontre de la démocratie. S’il faut effectivement davantage de débat comme le demandent les écologistes, c’est avant tout en amont, sur le diagnostic même de la crise écologique, avant d’aborder les « solutions ».
Nicolas Hulot n’est ni plus ni moins qu’un manipulateur de foules et ce n’est pas un hasard si sa profession est d’être animateur télé. La menace écologique est là, c’est celle de la remise en cause de la démocratie libérale par un groupe d’intellectuels autoproclamés défenseurs de la planète arrivant avec 10 objectifs et 5 propositions pour changer la société. Nicolas Hulot est encore plus dangereux que Jean-Marie Le Pen ou les multiples candidats de l’extrême-gauche –avec qui il partage les idées anti-libérales– car son discours est susceptible d’attirer un large soutien populaire et d’influencer les choix politiques qui seront faits par le ou la candidat(e) élu(e) au second tour de l’élection présidentielle.

10 décembre 2006 at 4:05
2 remarques :
1- bizarrement, l’une des rares personnes à lui avoir reproché le ton « planification centrale » de ses propositions est… Serges July, pourtant pas le plus libéral des journalistes français. Il avait, sur ce point, entièrement raison. La justification économique d’une taxation du pétrole existe bel et bien : le prix du pétrole doit refléter l’intégralité de son coût, y compris le coût externe (pollution). Mais, précisément, l’avantage de cette taxe, c’est qu’elle suffit : si elle rend le coût du pétrole prohibitif, nul besoin d’en revenir à l’ORTF pour savoir que des énergies plus propres sont préférables.
2- Un des aspects les plus hilarants de son programme, c’est son rapport pour le moins cynique à la démocratie participative. Il ne s’agit pas, pour lui, de faire que les politiques conduites soient conformes aux attentes des citoyens, mais de faire en sorte, comme il l’a dit de manière explicite à France Europe Express, qu’ils se sentent impliqués dans l’adoption des politiques qui lui préconise, afin qu’ils les acceptent. On reste donc dans du Top-down, le côté participatif de l’opération n’étant que du marketing (cf. les théorie de l’implication en psychologie sociale)
10 décembre 2006 at 6:39
« Les solutions qu’il propose sont très semblables à celles du pape pour lutter contre le Sida : l’abstinence. »
L’abstinence et la fidélité, svp.
14 décembre 2006 at 11:12
Dans son célèbre Outisders, Howard Becker définit une catégorie sociologique, l’entrepreneur de morale, qu’ils décrit comme » l’individu qui entreprend une croisade pour réformer les moeurs » parce qu’ « il estime que le monde ne peut pas être en ordre tant que des normes n’auront pas éré instaurées pour l’amender. Il s’inspire d’une éthique intransigeante : ce qu’il découvre lui paraît mauvais sans réserve ni nuances, et tous les moyens lui semblent justifiés pour l’éliminer. Un tel croisé est fervent et vertueux, souvent même imbu de sa vertu. La comparaison des réformateurs de la morale avec les croisés est pertinente, car le réformateur typique croit avoir une mission sacrée. » (Howard Becker, Outsiders, trad. Jean-Pierre Briand et Jean-Michel Chapoulié, Métailié ed.)
Howard Becker prend notamment l’exemble des prohibitionnistes des années 20 aux Etats-Unis, mais la notion s’applique à tous ces réformateurs intransigeants, prophètes de l’apocalypse, de Savonarole à Nicolas Hulot, dans leur mission de rédemption des pêcheurs. Leur action est d’ordre religieux, ce pourquoi ils sont intransigeants, et son but est toujours exclusivement prohibitionniste : il s’agit d’empêcher et d’interdire et pour cela, comme dit Howard Becker, tous les moyens, y compris et surtout la contrainte, sont justifiés.
Les écologistes radicaux dont Luc Ferry parlait voilà déjà quelque temps se trouvent totalement dans cette logique : ils considèrent en effet que l’homme est un animal comme un autre et qu’il n’a pas à avoir plus d’importance que les autres. Cette ligne est masquée par un discours dont la nature scientifique semble d’autant plus convaincante qu’il est tenu par des scientifiques ; on découvre pourtant assez vite que ses déterminants n’ont rien de rationnel. Je m’étais intéressé à une certaine époque à ces énergies dites nouvelles (http://vallaurien.nuage-ocre.net/ecolopolitique2.html) alors qu’elle sont vieilles comme l’humanité mais que, jusqu’à aujourd’hui, personne n’avait essayé de les utiliser pour produire de l’électricité. Le cas de l’hydroélectricité est significatif, puisque l’écolo profond est contre les grands barrages, pourtant le meilleur moyen de produire du courant dit propre. Mais ils touchent à la terre sacrée et inviolable, et on leur préfèrera donc les micro-centrales, à peine visibles, et aménagées pour permettre aux poissons qui en éprouvent la nécessité de remonter les fleuves. Ce discours, naturellement, ne prend pas en compte la plus élémentaire nécessité économique.
Et c’est ce qui explique une partie de son succès critique puisque, pour l’instant, on ampute gratis, ou presque : quelques euros sur le site machin, et vous voilà lavé de votre péché mortel, ce voyage touristique en avion au Cambodge. Ce succès s’explique aussi parce qu’il a réussi à obtenir le monopole des solutions pour faire face aux problèmes effectifs de l’environnement, réchauffement climatique ou épuisement des réserves d’hydrocarbures, alors qu’il ne propose rien d’utile. Il faudra donc sauver la planète malgré, et contre, les écolos. On s’y emploie, d’ailleurs : chaque fois qu’un automobiliste d’Ile de France abandonne sa vieille berline pour un scooter 125 cc, il divise par quatre ses émissions de dioxyde de carbone. Bizaremment, personne ne l’y encourage. Je me demande bien pourquoi.
15 décembre 2006 at 11:07
Bonjour,
j’ai beaucoup de mal avec ce paragraphe
« Là où les écologistes de salon nous promettent la disparition des ressources de la planète, le bon sens économique le plus simple peut permettre de comprendre que le prix de ces ressources augmentera et qu’elles ne disparaîtront pas. »
La déforestation, par exemple est un sous produit de l’elevage bovin, une externalité en somme… Ne comptez pas sur les lois du marché pour préserver la foret primaire.
D’expèrience, on sait que les mécanismes de prix n’ont pas permis d’empécher la destruction de stocks naturels de poisson. Pour prendre un exemple, les stocks de morue atlantiques ont quasiment disparus (destruction d’au moins 90% des stocks, le niveau actuel est trop faible pour permettre une croissance des populations alors que sa pêche est interdite depuis plus de 20 ans sur les eaux teritoriales.) Toutes les espèces courantes ont vu leurs stocks s’effondrer au cours de ce siècle, et rien ne permet de dire que leur sort sera différent de celui de la morue.
Pour l’instant, seul un interventionnisme fort des états (comme en Islande où en Norvège) ont permis de limiter le pillage de toute les ressources aquatiques atlantiques.
Les mecanismes des prix sont interessants mais ils n’ont pas empéché, par exemple la déforestation de l’Angleterre durant sa révolution industrielle.
Je pense que vous rendriez plus service à la doxa libérale si vous admettiez que le marché, lui aussi, ne peut pas tout.
Pour le reste de l’article, une voix dissidente au milieu d’éloges flatteurs unanimes ne fait pas de mal.
16 décembre 2006 at 9:17
@Bernouilly
J’ai beaucoup d’exemples en Afrique de forêts primaires qui sont préservées parce qu’elles consitutent un patrimoine touristique et/ou économique. Mais je suis tout à fait d’accord sur l’existence d’imperfections de marché, d’externalités négatives qui font que l’Etat doit être un régulateur (ce qui peut inclure des interdictions pures et simples d’exploiter certaines ressources). A condition toutefois que l’Etat le fasse dans le cadre des règles du marché. Il n’existe pas de marché qui peut fonctionner sans règles et sans une forme de régulation, je n’oppose donc pas interventionnisme et marché. J’oppose mauvais-interventionnisme-qui-ignore-les-incitations-économiques et économie de marché (qui inclut un rôle de régulateur pour l’Etat).
22 janvier 2007 at 11:10
Il suffit de constater les abérrations climatiques et diverses « inconsciences » humaines récentes pour apprécier le peu de conscience qu’il y a dans nos choix de sociètés.
La dernière concerne l’erruption de ce volcan qui crache de la boue brûlante envahissant une zone de l’Indonésie.
L’enjeu du siècle en cours au delà de nos rejets de CO² va vite devenir l’eau.
C’est pourquoi, il est temps de s’agiter les cervelles pour envisager les changements radicaux qui s’imposent.
Alors agitateur, manipulateur, personnellement je suis ravi qu’il ne se présente pas car là n’est pas sa place!
En dehors du « panier de crabes » politicienne, la pression sera plus forte pour les candidats.
Et je continuerai à soutenir son action en actes personnels.
30 janvier 2007 at 1:12
E=MC2
C’est pas compliqué à comprendre comme équation. L’énergie provient de la masse et peut y retourner.
Lorsqu’on utilise de l’uranium dans une centrale nucléaire, on casse des atomes pour libérer de l’énergie. De fait, on transforme de la masse qui va réchauffer l’atmosphère et qui n’a aucune raison de retourner à l’état de masse.
Le CO2 n’est donc pas la principale cause du réchauffement de la planète. Il n’a qu’un effet accélérateur. Lutter contre les émissions de CO2 est une priorité mais elle ne doit pas masquer le fait qu’il faille réduire les émissions d’énergie à partir des produits fossiles ou minéraux. Il est essentiel de promouvoir la bio-masse et les technologies de capture d’énergie comme l’éolien ou les barrages (dans la limite du raisonnable).
Donc non, le nucléaire n’est pas une solution d’avenir. C’est juste un pis-aller qui doit rester provisoire ; la priorité à court terme étant la réduction de consommation du pétrole.
Su ce point, on ne peut pas dire que l’UMP et le gouvernement agissent dans le bon sens. En promouvant le flex-fuel (ethanol 85), ils déplacent le problème des émissions de CO2 hors de France mais ne réduisent pas d’un litre le volume de pétrole raffiné (on exporte de l’essence, du fait de l’importance de la consommation de gasoil en France). La solution se trouve en partie dans l’expérimentation menée par l’IFHVP et Villeneuve sur Lot en mettant de l’huile pure de tournesol dans les moteurs diesel.
2 février 2007 at 10:55
Si le prix du pétrole doit tendre vers l’infini (prix de la denière goutte extraite du dernier fond marin contenant epsilon % de pétrole), alors les autres expérimentations (Villeneuve sur Lot ou autres, je n’entre pas dans la question de la réalisation pratique) finiront par devenir plus rentable, il n’y a pas jusque là de raisons pour taxer le pétrole etc. (ou plutôt il y en a, mais sur d’autres bases, comme le Pigou Club).
Je suis sceptique quant à l’application d’équations physiques directement. Je n’en conteste pas la réalité, mais l’énergie en elle-même, disons la conservation de l’énergie n’est pas un but. Outre que la Terre n’est pas un système fermé mais reçoit de l’énergie, ce qui compte est de maximiser l’utilité des Terriens. S’ils ont accès dans le futur à des technologies qui limitent leurs besoins en énergie, qu’importe si le pseudo-stock d’énergie doit tendre vers ne valeur stationnaire inférieure à l’actuelle ?
6 février 2007 at 12:14
Pour information, Claude Allègre, ancien ministre et professeur à Paris-VII et à l’IPG, a proposé un article relativement proche dans l’édition du Figaro du 29 janvier 2007. Il est intitulé « Réchauffement climatique, que fait la France ? »
25 février 2007 at 12:06
[...] Lundi a été votée par le Congrès de la République réuni à Versailles la révision constitutionnelle inscrivant dans la Constitution l’abolition de la peine de mort. Un nouvel article 66-1 a été introduit dans le Titre VIII du texte fondateur de la Vème République précisant que « nul ne peut être condamné à la peine de mort ». La France est ainsi le 45ème pays à constitutionnaliser l’abolition de la peine capitale. Après la révision de 2005 qui a ajouté à notre constitution une charte de l’environnement, texte défigurant les principes de 1789 et donnant une valeur constitutionnelle à la bouillie écologiste en vogue à l’heure actuelle (charte derrière laquelle on retrouve à nouveau Nicolas Hulot), on voit se confirmer cette pratique du monarque républicain qui hors de tout débat et par le biais d’un Congrès qui lui obéit se permet de changer le texte le plus fondamental de notre régime politique pour le redécorer à l’image de ses lubies politiques et dans le contexte d’un quinquennat finissant tente ainsi de laisser une trace dans l’histoire institutionnelle (laquelle sinon ne retiendrait que son incompétence et sa piètre action à la tête de l’Etat). Bien sûr l’abolition de la peine de mort paraît être une réforme plus consensuelle et d’autant plus qu’elle a déjà été réalisée il y a 25 ans. Pour autant, un débat aurait pu être utile. [...]
10 avril 2007 at 8:34
Pour information, l’article d’Éric Le Boucher intitulé « L’axe du chaud » (Le Monde, 8-9 avril 2007) propose plusieurs éléments qui peuvent être rapprochés de ceux de cet article.
6 juillet 2007 at 11:55
[...] Arthus-Bertrand. Le principe de l’émission est assez simple et proche de « Ushuaïa » de Nicolas Hulot. Sur fond de belles images de nature, des reportages attirent notre attention sur la catastrophe [...]
25 septembre 2007 at 10:20
Ce qui est au moins aussi rigolo que la prétention scientifique de l’Ecologie politique est la prétention scientifique des économistes libéraux. Le bavardage des cuistres demeure, de tous côtés, une constante de l’activité humaine.
5 septembre 2008 at 7:39
Intéressant tout ça mais au fond, la supercherie est normale, dire n’importe quoi est le propre de tout homme plus ou moins politique.
L’écologie est une foutaise utopique, la planète n’a pas besoin de l’homme et elle s’en débarrassera comme cela s’est déjà produit avec d’autres espèces.
On va être obligé de faire avec, d’abord en s’adaptant, ensuite en disparaissant !
Mais que tous ces écolos se rassurent, la planète elle, ne craint rien, elle a de la ressource
15 décembre 2008 at 6:49
Bravo,
On en a plus qu’assez des pseudos écologistes. Longtemps je les ai cru et a force de nous mentir, j’ai fini par comprendre qu’ils n’exagéraient pas mais qu’ils mentaient sciemment.
Je suis surpris par le manque d’esprit critique des journalistes, la plus remarquable est incontestablement Elise Gausset (?) du journal de france 2. Elle a même un jour annoncé que depuis que les femmes jettent leurs pillule dans les wc les poissons changeaint de sexe!!!
Cordialement
2 février 2009 at 6:42
suite à l’émission de georges pernoud sur la nouvelle calédonie que faut il faire pour interdire ce fameux tuyau et tous les dechets oh combien nocifs
qu’il va deverser dans cette région?
il est impensable que l ‘on autorise cela.
ne pouvez vous intervenir avec votre notoriété.
3 juin 2009 at 1:39
Pour vous éclairer sur le nucléaire et autre:
http://www.global-chance.org/