Archive pour octobre 2007

Télé propagande : Made in China

Vendredi 19 octobre 2007

Quand France 2 ne propage pas la bonne parole écologiste (cette semaine c’était France 3 avec une émission spéciale de 2 heures, « Pour quelques degrés de plus… », nous annonçant à la Jacques Attali comment serait notre vie dans le futur et mettant une nouvelle fois en scène notre ami Nicolas Hulot), la principale chaîne publique reste fidèle à sa ligne éditoriale qui consiste à nous dépeindre les laideurs du monde moderne et de la mondialisation. Dans le collimateur du magazine « Envoyé spécial » cette fois, les produits « made in China ». S’appuyant sur les exemples du dentifrice au glycol, de guirlandes de Noël défectueuses et de la mélamine retrouvée dans de la nourriture pour animaux, le reportage nous alertait sur les dangers des produits fabriqués en Chine. Sauf qu’à aucun moment il n’était question de distinguer les cas accidentels de produits dangereux de l’ensemble du commerce réalisé par la Chine, ni de donner une quelconque idée du pourcentage que représentaient ces affaires graves en comparaison avec le volume des échanges du pays. Non, petit à petit le reportage insinuait que tout produit fabriqué en Chine est potentiellement dangereux jusqu’au point de traquer chez les fabricants français l’utilisation des « produits chinois » qui s’échangeraient sous le manteau dans la discrétion (avec comme technique de reportage l’utilisation de la caméra cachée comme lorsqu’on parle de quelque substance illicite). Quand aux Chinois en question fabricant ces produits, le reportage les dépeignait comme essentiellement des gens travaillant mal et trichant. Ce reportage était en fait un grand moment de pur racisme, nous ramenant au journalisme des années 30, à l’époque où l’on commençait déjà à mettre en garde les foules contre le « péril jaune ». C’était aussi une énième illustration de cette peur de la mondialisation entretenue par certains médias, sans que l’on sache vraiment s’il s’agit de pure bêtise ou d’une forme de manipulation politique. (Lire la suite…)

Créer un service public en France

Jeudi 18 octobre 2007

Alors que l’on s’interroge sur la croissance française, il serait intéressant d’évaluer combien de points de PIB sont perdus en France chaque année du fait de l’inexistence d’un service public dans un certain nombre de secteurs essentiels comme les transports ou la poste, lesquels assurent la fluidité de l’économie (déplacements des biens et personnes, échanges d’information). Comme nous le rappelle l’article de Wikipédia, il ne faut pas confondre « service public » et « entreprises publiques ». La France a bien un certain nombre d’entreprises au statut public ou dont le personnel est sous statut public, comme par exemple la SNCF, la RATP ou la Poste. Mais pour autant ces entreprises ne semblent pas avoir pour mission l’intérêt général et tout un chacun peut au quotidien se rendre compte qu’elles sont davantage une source de désagréments et de frustrations que de « service ». Et pas seulement les jours de grève… (Lire la suite…)

Mais qui va libérer la croissance française ?

Samedi 13 octobre 2007

Un sujet difficile et pourtant crucial anime la rentrée, la « libération de la croissance ». Pendant l’été, le Président de la République a confié aux soins de Jacques Attali la présidence d’une commission chargée d’analyser les raisons des faibles performances françaises en matière de croissance. On ne dira rien sur le choix de Jacques Attali pour animer une telle commission. Non pas qu’il n’y ait rien à dire mais mettons de côté pour ce sujet important le passé de l’homme et son palmarès. La composition de la commission mériterait aussi quelques commentaires car on y compte au final que peu de véritables experts en matière de croissance (Philippe Aghion et Jean-Philippe Cotis sont les deux seuls qui me semblent véritablement connaître le sujet). Mais bon il est normal d’ouvrir une telle commission à des expériences diverses, à la société civile, à des personnes qui sans être docteur ès sciences économiques peuvent apporter un savoir complémentaire ou le recul et le regard critique des « non spécialistes ». D’ailleurs, la commission ne prétend pas réunir des experts pouvant donner les clés de la croissance future. Non, elle s’est donnée pour objectif d’écouter les propositions des Français. Dans l’air du temps du « web participatif », le site de la commission ne propose rien de moins que 35 blogs pour recueillir les propositions des internautes et un message encourageant annonce que d’ores et déjà les contributions sont riches et donnent des pistes aux travaux de la commission. (Lire la suite…)

Joyeux Nobel

Vendredi 12 octobre 2007

Homoursporc part 1
envoyé par smallgrunt

Homoursporc part 2
envoyé par smallgrunt