Archive pour mars 2007

Joyeux anniversaire l’Europe

Dimanche 25 mars 2007

Il y a cinquante ans était signé le Traité de Rome. C’est donc l’heure des bilans, dans l’ensemble assez positifs, ce qui a de quoi surprendre dans le contexte d’une campagne électorale où aucun candidat véritablement pro-européen n’est en lice et où il est de bon ton de critiquer l’Europe. Il n’est pourtant pas exagéré de dire que l’Union européenne a été jusqu’à présent un grand succès. On ne s’en rend pas toujours compte et on prend comme acquis des choses aussi évidentes que la paix, la stabilité économique ou un écart relativement maîtrisé vis-à-vis de la superpuissance américaine en matière de croissance, d’innovation et d’influence politique. Chaque pays fait preuve d’une certaine lâcheté en accablant l’Europe de tous les maux et en reportant sur l’extérieur une incompétence ou impuissance qui est d’origine domestique. Pourtant l’Europe est une chance. Particulièrement dans le cas de la France, il s’agit d’une chance inespérée de ne pas sombrer dans ses vieux démons nationalistes, étatistes et la nostalgie de sa « grandeur ». (Lire la suite…)

Vive les 500 signatures !

Samedi 3 mars 2007

On entend beaucoup de candidats se plaindre de la procédure de parrainage pour être candidat à l’élection présidentielle, qui demande l’obtention de 500 signatures d’élus avant de pouvoir présenter sa candidature. Il y a selon le Conseil constitutionnel 47 462 citoyens disposant d’un mandat électif qui sont habilités à présenter un candidat à l’élection présidentielle. On a du mal à croire qu’il s’agit là d’une barrière insurmontable pour quelqu’un qui prétend à la fonction exécutive suprême. La nouveauté pour cette élection est que 500 noms d’élus seront rendus publics pour chaque candidat (les noms étant tirés au sort quand le candidat a plus de 500 parrains). Est-ce réellement une « menace pour la démocratie » de voir des candidats écartés de la course présidentielle parce qu’ils n’ont pas les 500 fameuses signatures ? Que se passerait-il si Jean-Marie Le Pen, candidat du second tour lors de la présidentielle de 2002 était écarté de l’élection de 2007 ? Il faut une bien piètre conception de la démocratie pour voir un problème là où une règle qui a fait ses preuves permet de restreindre le nombre de candidats de façon raisonnable et nous protège des candidats extrêmes. (Lire la suite…)